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 Nouveau : la pédagogie, source de violence ? 

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Rechercher les coupables, c'est le grand jeu auquel se livrent de nombreux citoyens. Mais, n'est-ce pas une manière habile de se dégager de ses responsabilités ?

Responsable, pas coupable
Que pouvez-vous faire ?


Responsable, pas coupable

La défense de Total-Fina, "responsable pas coupable", à propos de l'Erika, a donné lieu à de multiples slogans sarcastiques, qui ont montré que ce type d'attitude ne plait pas beaucoup aux plaignants.

Et pourtant, elle ne fait que traduire un comportement massivement partagé : je suis responsable de mes actes (car libre et humain) mais pas de leurs conséquences (car d'autres facteurs dont je ne suis pas responsable entrent en jeu).

Le résultat, c'est la patate chaude : celle que l'on passe de mains en mains pour éviter de se brûler.

Soyons chronologique : la violence à l'école, c'était la faute aux profs, jugés trop laxistes.

Ils ont dit : "responsable pas coupable", c'est la faute aux parents, jugés démissionnaires.

Ils ont dit : "Responsable pas coupable", c'est la faute à la police, trop absente.

Ils ont dit : "Responsable pas coupable", c'est la faute à la justice, qui relâche les délinquants.

Ils ont dit : "Responsable pas coupable", les jeunes sont paûmés, c'est la faute à l'échec scolaire, donc à l'illétrisme, donc aux professeurs des écoles.

Ils ont dit : "Responsable pas coupable", c'est la faute au ministère de l'Education nationale et à ses pédagogues.

Ils ont dit : "Responsable pas coupable", c'est la faute aux syndicats qui empêchent les réformes.

Ils ont dit : "Responsable pas coupable", c'est la faute au manque de crédits, donc à la mondialisation.

Et la mondialisation, en ce moment, elle a bon dos car plus personne ne la contrôle : la succession des responsables échoue sur un no man's land. Le problème est résolu : il n'y a rien à faire ou presque, car dans notre pays, il n'y a pas de responsable !

Et si nous étions chacun responsable ? Laissons nous réveiller par la plume d'Alain Griotteray (Le Figaro Magazine, 29 janvier 2000) :

"Qui parle de l'essentiel ? De l'abandon de notre jeunesse ! Où sont les résistants ? N'y a-t-il plus que des trotskistes qui fassent de l'activisme pour changer la société ? Quel politique fera comprendre que notre société pseudo-humanitaire marche sur la tête ? Qu'il importe avant tout de restaurer le principe d'autorité et non d'engager plus de profs ? Quels citoyens organiseront une manifestation sous les fenêtres de Guigou, d'Allègre ou de l'Assemblée nationale pour réclamer la construction d'établissements d'enseignement spécialisés pour mineurs délinquants ? La France est-elle condamnée parce qu'elle ne compte plus que des lâches ?"

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Que pouvez-vous faire ?

Le premier mouvement pourrait être de chercher à améliorer l'exemple que chacun d'entre nous donne aux jeunes qui les entourent : est-ce un exemple de tolérance, de respect de l'autre, d'ouverture au dialogue ? Demandez-vous si vous vous énervez souvent en voiture, au travail, à la maison : vous aurez déjà des éléments de réponse. Les jeunes se construisent en nous regardant, et surtout s'ils sont nos enfants : quelle responsabilité !

Le deuxième mouvement serait de prendre ses responsabilités au sérieux dans des missions que nous avons tous à remplir : se comporter en citoyen (ce qui consiste en premier lieu à voter aux élections), transmettre des valeurs et des repères aux jeunes (ce qui nécessite de s'intéresser sérieusement au contenu de ces valeurs).

Un troisième mouvement sera de s'impliquer dans des actions visant à mettre en place les meilleures solutions au problème de la violence scolaire. Ce dossier est fait pour vous permettre de vous faire une opinion, par nos reflexions, par les réactions qu'il entraine. Quelles actions pouvez-vous mener ?

- Adhérer à des associations de parents des victimes qui se battent pour obtenir une réforme de la justice des mineurs :

Association FAB (Former un Avenir sans Brutalité)

- Ou plus simplement signer l'appel du groupe des 6.

- Et nous faire connaître d'autres possibilités d'action que nous ajouterons à celles que nous vous proposons.

N'abandonnons pas la jeunesse de notre pays !

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