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Les réponses par thème :
• La famille • La vie • La liberté de l'école • Les drogues • Pornographie et pédophilie
Ils n'ont pas répondu :
• François Bayrou • Jacques Chirac • Jean-Pierre Chevenement • Noël Mamère • Jean Saint-Josse | 4. Les drogues Alors que les drogues dites douces sont de plus en plus répandues et de plus en plus fortes (jusqu'à 35% de THC), alors que nombre croissant de suicides de jeunes, de violences, d'échec scolaire et de maladies psychiatriques est lié à la consommation de drogues, le débat sur la dépénalisation n'est pas clos et la prévention reste inefficace. Pensez-vous qu'il faut dépanaliser l'usage du canabis ? Que comptez-vous faire pour réduire l'importante consommation des jeunes dans les collèges et lycées ? |
Christine Boutin Je suis contre la légalisation du cannabis. Je propose dans mon programme de lancer une grande campagne d'information sur le cannabis et toutes les drogues. Savez-vous par exemple que la prise de cannabis, dès le premier joint, a comme intention son effet psychotrope. Cet effet sur le cerveau se traduit par une modification des perceptions auditives, olfactives et visuelles mais aussi un changement du mode de relation qui n'est plus contrôlé. On parle de liberté mais de quelle liberté quand il s'agit d'une aliénation qui subordonne partiellement conscience et agir à un produit ? Aucun parent responsable ne peut souhaiter voir ses enfants se réfugier dans la drogue pour affronter ou supporter la vie. Aucun politique responsable ne peut envisager raisonnablement, d'ouvrir, à ses citoyens, la porte à la toxicomanie. La dépénalisation aggravera la banalisation et les trafics et la pulsion vers la transgression se porteront naturellement vers les drogues plus dures qui demeureraient illégales. Au lieu de s'engager sur la pente de la dépénalisation, je propose de développer une grande campagne de sensibilisation contre les effets méconnus du cannabis confirmés encore récemment par l'Académie de Médecine. Cliquez ici pour voir l'ensemble de la réponse
Robert Hue La loi de 1970 qui criminalise l'usage privé de drogue est, comme vous le notez, totalement inopérante. Elle conduit même à des conduites dangereuses et à risque. Je propose de la remplacer par deux lois distinctes: une de santé publique qui privilégie l'information, l'éducation et la situation sanitaire des consommateurs; l'autre pour réprimer durement le trafic et le blanchiment de l'argent. La distinction entre drogues licites (alcool, tabac, médicaments) et illicite est hypocrite alors que se développent les polyconsommations. Je me refuse à banaliser l'usage des unes contre les autres. Cliquez ici pour voir l'ensemble de la réponse Lionel Jospin Le Parti socialiste s'est engagé à débattre de toutes les questions relatives à la santé, notamment celle concernant les drogues douces. « Il faut, dit-il, examiner dans les plus brefs délais les conditions dans lesquelles la dépénalisation de la consommation de certaines drogues douces pourraitêtre envisagée », écrit-il dans son projet « La vie en mieux, la vie ensemble », adopté le 26 janvier 2002. Lionel Jospin « n'est pas favorable » à la légalisation des drogues douces. « Ce serait donner un mauvais signal aux plus jeunes, qui ont besoin que la société pose des règles, qu'elle établisse des normes et qu'elle ait le courage de les faire respecter. Sur quoi se construiraient-ils autrement ? » estime le candidat à la présidentielle. « Pour ce qui est de la consommation du cannabis, il s'agit surtout d'appliquer intelligemment la loi. Fumer un joint chez soi est sûrement moins dangereux, pour soi et les autres, que de boire avant de prendre le volant de sa voiture ! Mais notre politique n'est pas de banaliser la drogue àl'instar des autres consommations dangereuses. Toute en rappelant à quel point certains médicaments, l'alcool ou le tabac sont également de terribles poisons, à partir de certaines doses, "surdoses" ou "overdoses". » indique Lionel Jospin. Cliquez ici pour voir l'ensemble de la réponse
Arlette Laguillier
Les drogués sont déjà pénalisés par leur dépendance à la drogue, les pénaliser encore plus ne résout aucun problème et laisse à la merci des dealers.
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Jean Marie Le Pen Jean-Marie Le Pen est tout à fait opposé à la dépénalisation des drogues dites " douces " qui ne profiterait qu'aux trafiquants. Une politique plus ferme vis à vis des trafiquants et une meilleure information des dangers de ces drogues permettraient de réduire le nombre de consommateurs. Cliquez ici pour voir l'ensemble de la réponse Alain Madelin Je ne suis pas favorable à la dépénalisation de l'usage du cannabis. Je pense nécessaire d'avoir un large débat sur les drogues car la loi de 1975 qui est difficilement applicable n'est pas appliquée. Cliquez ici pour voir l'ensemble de la réponse
Après trois relances, nous attendons les réponses de François Bayrou, Jacques Chirac, Jean-Pierre Chevenement, Noël Mamère et Jean Saint-Josse. Les autres candidats n'ont pas été sollicités. |
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