Réponses de Jean Marie Le Pen
1 - LA FAMILLE |
La loi dispose, normalement, dans l’intérêt général. Elle n’a pas à légiférer au profit de lobbies organisés (moins de trente mille personnes dont un quart à Paris), prétendant imposer leurs comportements déviants en modèle social normatif. Le PACS (pacte civil de solidarité) sera donc abrogé. Jean-Marie Le Pen est tout à fait opposé à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels. La seule famille réelle est celle constitué d'un papa et d'une maman. Il n'y en a pas d'autres.
2 - LA VIE |
L’avortement, mettant en cause un tiers, l’enfant à naître, ne peut être tenu pour légitime ; quant à la Nation, elle doit pourvoir à sa continuité dans le temps. Allant donc contre le Bien commun de notre pays, les lois sur l’IVG seront abrogées.
Permettre l’adoption prénatale : La déclaration prénatale de consentement à l’adoption permettra à toute femme ne pouvant pas avoir d’enfant ou à tout couple stérile, d’adopter l’enfant à naître d’une autre femme qui ne désire pas le garder. Cette adoption conférera les droits de la naissance légitime à l’enfant adopté. Elle ne fera évidemment l’objet d’aucune contrepartie rémunérée. La future mère ayant consenti à l’adoption prénatale bénéficiera de l’ensemble des aides et droits attachés à sa condition, ainsi que de la possibilité de revenir sous un certain délai après l’accouchement sur son engagement si elle décidait en fin de compte d’élever elle-même son enfant
RELANCER LA NATALITÉ FRANÇAISE SUR VINGT ANS
La relance de la natalité doit s’inscrire dans la durée pour produire des effets bénéfiques. Un Plan à vingt ans, “Des enfants pour la France”, sera mis en place au moyen de dispositions législatives parmi lesquelles les plus importantes sont celles qui suivent.
Créer le Revenu parental d’éducation
Il convient d’offrir aux mères ou aux pères de famille la possibilité de choisir librement, sans contraintes financières, entre l’exercice d’une activité professionnelle et l’éducation de leurs enfants à laquelle ils souhaiteraient se consacrer à plein temps. C’est le but de la création du Revenu parental d’éducation. Ce revenu, équivalant à une fois et demi le SMIC, serait indexé sur lui et versé de la façon suivante :
- pendant trois ans pour le premier et le second enfant;
- pour les familles de trois enfants et plus, jusqu’aux dix-huit ans révolus du dernier enfant. Le père ou la mère de famille pourront y renoncer s’ils reprennent un emploi et en bénéficier à nouveau s’ils cessent leur activité professionnelle.
Donner un statut à la mère de famille
La mère de famille recevra un statut juridique et social de plein exercice par :
- une protection sociale personnelle, indépendante de celle du conjoint, lui garantissant le meilleur régime de protection;
- le droit à la retraite personnelle, d’abord pour les mères françaises de trois enfants et plus, puis progressivement pour l’ensemble des mères de famille françaises;
- le droit à la formation professionnelle continue et à l’aménagement du temps de travail, au travers d’une inscription dans les conventions collectives, ainsi que par l’accès au congé individuel de formation.
Les conditions d’âge pour l’accès aux emplois publics seront supprimées pour les mères de famille de plus de trois enfants. Les entreprises qui embaucheront des mères de famille désireuses de reprendre une activité après plus de quatre années d’interruption seront exonérées de charges sociales pendant deux ans.
Créer le prêt familial au logement
Pour que le logement ne soit plus un frein à l’agrandissement des familles, l’État consentira un effort considérable pour permettre à chaque famille française de devenir propriétaire d’un logement à sa taille. A cette fin, toute famille bénéficiera d’un crédit total pour se porter acquéreur du logement familial. Un différé d’amortissement de l’emprunt sera automatiquement accordé lors de chaque naissance nouvelle, l’État prenant en charge les intérêts au cours de cette période.
Revaloriser les allocations familiales
Les allocations familiales seront réservées aux familles françaises, revalorisées et indexées sur les salaires. Elles auront pour objectif, comme en 1946, de couvrir les deux tiers du coût de l’enfant.
Mettre en place une fiscalité favorable à la famille
Pour favoriser la transmission des patrimoines, les successions s’opéreront en suspension de droits au sein de la famille. Les droits ne seront perçus rétroactivement que lorsque les biens quitteront le patrimoine familial. Pour les transmissions entre non-parents dans l’intérêt d’enfants mineurs, les droits seront réduits. En matière d’impôt sur le revenu, durant la période de suppression progressive, le quotient familial sera déplafonné en portant à une part entière le quotient pour chaque enfant. La déduction intégrale des frais de garde d’enfant, à coût équivalent des crèches publiques, sera instaurée ainsi que celle d’un Plan-épargne-éducation souscrit au bénéfice des enfants. Le critère d’âge pour la prise en charge de l’assurance-maladie des femmes seules ayant élevé au moins trois enfants sera supprimé.
3 - LA LIBERTE DE CHOIX POUR LA SCOLARITE DES ENFANTS |
Il convient de rendre aux parents le droit de choisir eux-mêmes l’école de leurs enfants. La carte scolaire sera abrogée et l’égalité de traitement, entre enseignement public et privé, instaurée. Afin d’encourager la création et le développement des établissements scolaires, ainsi que la qualité de leur enseignement, les versements effectués à ces établissements seront fiscalement déductibles.
Instituer le chèque scolaire
Chaque famille française sera attributaire d’une allocation annuelle, pour chacun de ses enfants soumis à l’obligation d’instruction. Le chèque scolaire, financé par le budget de l’État, éventuellement complété par les collectivités locales, variera en fonction de l’âge de l’enfant. Il permet l’inscription de l’enfant dans l’école choisie par les parents, quel que soit son statut. Endossé par les parents au profit de l’établissement de leur choix, il est payé à celui-ci par le Trésor public. Le chèque scolaire permet le financement des frais d’inscription, de scolarité et de fonctionnement des établissements publics ou privés, choisis par les parents.
En plus du chèque scolaire généralisé pour les familles, les familles les plus modestes seront aidées par un “chèque-livres” pour l’acquisition des ouvrages et des petits matériels pédagogiques. Enfin, l’État et les collectivités locales auront la possibilité d’attribuer, aux plus méritants des élèves et des étudiants, des bourses ainsi que des “prêts d’enseignement” consentis à des taux privilégiés et remboursables lors de leur entrée dans la vie active.
4 - LES DROGUES |
Jean-Marie Le Pen est tout à fait opposé à la dépénalisation des drogues dites " douces " qui ne profiterait qu'aux trafiquants. Une politique plus ferme vis à vis des trafiquants et une meilleure information des dangers de ces drogues permettraient de réduire le nombre de consommateurs.
5 - PORNOGRAPHIE ET PEDOPHILIE |
La pédophilie, les trafics d’enfants et l’utilisation de ces derniers à des fins inavouables seront très sévèrement sanctionnés, y compris par la peine capitale. Les spectacles dégradants ou violents, susceptibles d’agresser les enfants dans les media, publicités et supports divers, à commencer par la télévision, seront prohibés et leurs auteurs poursuivis conformément aux lois en vigueur. La loi de juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse sera à nouveau rigoureusement appliquée. Les associations familiales, dont la constitution sera encouragée, pourront être déclarées d’utilité publique, sans être soumises au délai de vingt ans auquel sont assujetties les associations de la loi de 1901.
La pornographie, les publicités attentoires aux bonnes moeurs seront sévérement sanctionnées. L'utilisation de la femme comme objet publicitaire devra veiller aux bonnes moeurs aussi. La femme n'a pas qu'un corps, elle possède aussi une âme.