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Ces exercices sont axés sur l’ouverture aux perceptions conscientes. Sans cette ouverture, les connaissances vont rester superficielles et difficiles à relier entre elles, la réflexion peu autonome, et la réflexion à long terme resteront aléatoires. Pour que les effets d’une rééducation soient durables, il faut obligatoirement repartir des perceptions.
Ce travail va développer chez l’enfant ses moyens d’attention et de concentration. Différentes circonstances peuvent l’empêcher de se concentrer : le stress, la souffrance physique ou psychologique, les excitations sensorielles intenses (télévision, films, musique techno, jeux vidéo), quand ce n’est pas le travail scolaire lui-même. C’est le cas, lorsqu’on lui impose un travail purement formel, ou une activité telle qu’il n’a plus le temps de penser. Puisque l’intelligence est l’aptitude à établir des relations entre nos différentes informations sensorielles, il nous faut travailler tour à tour toutes nos entrées sensorielles, qu’elles soient tactiles, visuelles, auditives et même olfactives. Or, pour la majorité d'entre nous, nos perceptions doivent être accompagnées de la parole pour être consciemment perçues. C’est la mise en mots de chacune de nos perceptions qui va nous être bénéfique. Le travail que nous proposons ici est un pré-requis indispensable à l’autonomie de pensées et d’actions. Il doit être reconnu comme un travail à part entière. Pour les petits, il sera accompagné d’une récompense, car l’enjeu dynamise considérablement l’action. Les adolescents et les adultes, eux, découvriront vite l’effet bénéfique de ce travail sur leur concentration. Ils seront étonnés des conséquences positives de ces petits exercices, aux allures ultra simples, sur leur vie quotidienne, et même sur leur joie de vivre.
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