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Organiser la réaction

Vous voici informé. De manière succinte mais cela devrait suffire pour ne pas rester passif.

Le problème posé par les nouvelles pédagogies est important car ce n'est pas uniquement l'accès à la lecture qui est rendu difficile mais aussi le développement d'une réflexion autonome, avec toutes les conséquences que cela peut avoir dans le parcours scolaire et la vie de tous les jours.

N'ayant pu intérioriser leur parole, beaucoup d'élèves manquent de pensée langagière : ils travaillent en automatique, sans chercher à comprendre. Ils ont perdu le sens de ce qu'ils font et en sont même arrivés à se convaincre qu'il n'y en avait pas. Ils re-font sans comprendre et s'ennuient en classe comme jamais auparavant.

Et comme pour beaucoup, le sens est vital, la non-compréhension les prive de mémoire, leur fait perdre toute motivation et leur rend l'école insupportable.

Qui pourrait accepter plus longtemps cette situation ? Quel professeur d'école la connaissant pourrait encore enseigner avec ces nouvelles pédagogies adaptées à si peu d'élèves ? Quel parent continuerait à ne pas s'intéresser aux méthodes d'apprentissage de ses enfants ?

Nous avons parfois utilisé le temps du passé car il semble qu'au niveau de la lecture, certaines pratiques trop visuelles soient officiellement déconseillées. Mais, il y a un long chemin à parcourir pour qu'elles disparaissent de toutes les classes. De plus, dans la plupart des disciplines, l'enseignement est très souvent construit pour des enfants visuels, qui fonctionnent dans l'intuition, et non pour ceux qui privilégient le raisonnement. D'où l'échec d'un grand nombre.

La première urgence est d'obtenir la fin des pratiques idéo-visuelles dans l'enseignement de la lecture. Le Ministère les condamne de manière ouverte depuis quelques mois. Mais certains enseignants refuseront de changer leurs pratiques, parce qu'ils continuent d'y croire ou, plus simplement, parce qu'ils ne savent pas enseigner autrement. La signature de la pétition pour l'abandon des méthodes non syllabiques d'enseignement de la lecture est un moyen de faire pression pour que le Ministère agisse plus vite.

La deuxième urgence est d'apprendre à lire à ses enfants chaque fois que cela est possible. Un enfant apprend très vite à l'âge de 5/6 ans et il ne faut pas être un spécialiste de l'enseignement de la lecture pour apprendre à ses enfants. Ce travail a toutes les chances de réussir car vous pouvez l'adapter au rythme de votre enfant. Vue la confusion actuelle, le Ministère voit d'un bon oeil que les parents s'impliquent dans cet apprentissage si important. Si vous avez besoin de conseils, consultez le site Enfants du livre que nous avons réalisé en partenariat avec l'association Jeunes Plus.

La troisième urgence est de remédier aux difficultés des jeunes par une rééducation appropriée, qui nécessite la reprise des apprentissages fondamentaux et le développement de l'esprit d'analyse. A cette fin, des fiches pédagogiques vous sont proposées dans la rubrique Remédier

Toutes ces propositions d'action sont détaillées dans la rubrique  :: Agir ? ::

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Lire et imprimer l'ensemble de ce dossier

:1:
Lire, une activité complexe

:2:
Les nouvelles pédagogies

:3:
Pédagogie et cerveau

:4:
L'échec scolaire
en plein essor

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Organiser la réaction