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 Il s’agit d’une drogue synthétisée en laboratoire, liquide inodore et incolore. Il se présente sous forme de liquide, comprimés, gélules , buvards appelés aussi timbres qui fondent entre les gencives (attaquent irrémédiablement les dents). Sur les buvards, des dessins attirent et mettent en confiance les jeunes (stratégie marketing) : Bart Simpson, le Roi Lion, Idéfix… Sont imprimés aussi les jeux vidéo les plus à la mode.
Cette drogue est recherchée chez les très jeunes puisque l’acide est moins cher que d’autres produits. Le buvard, par exemple, s'achète 50 francs environ.
Les drogues synthétiques sont très avantageuses pour les fabriquants : elles sont produites près des lieux de consommation et génèrent d'énormes profits
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Le professeur Olivenstein explique :
« En secouant le système nerveux, l’acide favorise une décompensation psychique qui entraîne une bouffée délirante chez son consommateur. Il peut amener certaines personnes jusqu’à la maladie mentale. Cette décompensation peut aussi bien survenir dès le premier trip qu’après de nombreuses années de consommation. Une décompensation psychique, mauvais trip peut avoir des conséquences désastreuses pour le mental »
Le LSD provoque des manifestations schizophréniques et des hallucinations qui peuvent amener le consommateur à des actes de violence, à l’automutilation et au suicide.
Il y a une accoutumance très rapide au LSD. Pour obtenir les mêmes effets, le consommateur doit sans cesse augmenter les doses (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies-1998).
Un trip dure de 6 à 16 heures. Un grand nombre d'utilisateurs subit un flash-back ou retour d’acide. Le trip peut donc être revécu à distance sans nouvelle prise d’acide. Terrible phénomène qui provoque de nouvelles crises d’angoisse et de nouvelles hallucinations (*). Ceci peut arriver 1 mois, 6 mois, 1 an, 10 ans après la prise.
Mauvais délire : la personne a l’impression de ne plus pouvoir sortir de son cauchemar peuplé de démons.
(*) le consommateur croit qu'il vole et saute par la fenêtre
(*) le consommateur prend la personne qui est avec lui pour un monstre et cherche, par tous les moyens, à s'en débarrasser (meurtre, défenestration pour lui échapper).
"Scotchés" : à l’heure actuelle, des témoignages de jeunes lycéens nous parlent de copains "scotchés", "gogols", "des pas redescendus". Il faut comprendre qu’ils nous parlent de jeunes irrémédiablement détruit par le LSD, mais aussi par l'ecstasy ou d’autres drogues.
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Armand, 15 ans, milieu social médias et artistique, Paris (au sujet du "trip") "C'est un petit carré de 1 cm de côté où il y a de l'encre chimique qui te speede et tu tiens une nuit debout sans problème. T'as vraiment l'impression d'être autre part. J'en connais qu'ont fait des badtrips, des mauvais trips. C'est à dire qu'à la fin de l'effet y a redescente, ça fait mal au dos, à la nuque, c'est ce qu'on appelle descente.".
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