L'analyse de l'actualité - 2 septembre 2002
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Après un été sans incident, la rentrée scolaire intervient dans un climat plutôt tendu. Deux dossiers mettent le feu aux poudres : le Figaro Magazine nous invite à découvrir la colère des parents tandis que le journal Libération révèle des plans de suppression d'emploi dans l'éducation nationale.
Les syndicats ont promis qu'ils ne se laisseraient pas faire. Et le Ministre doit s'expliquer et essayer de faire comprendre que le nombre d'enfants diminuant, le système doit s'adapter.
Et aussi, il faut bien s'en rendre compte, l'inflation des moyens qui sont réclamés depuis des années, avec une certaine constance, et qui sont en partie obtenus, n'a pas contribué à une amélioration sensible de la qualité de l'enseignement.
Antoine Prost, dans une interview donnée à l'Express, fait une bonne analyse de la situation et invite le Ministre a rester prudent dans les réformes et à tenir compte de la capacité des acteurs à s'adapter aux défis de l'école. En deux mots, trouver le moyen de libérer l'énergie des acteurs, ce qui nécessite de les libérer d'un certain nombre de taches administratives. En particulier, pour ce qui concerne les directeurs d'école, poste pour lequel on constate une certaine désaffection : les inconvénients semblent l'avoir emporté sur les avantages.
Tout cela eclipse la création des centres fermés pour les élèves récalcitrants qui inquiètent certains mais sans plus.
En résumé, pour donner notre avis, il nous semble que ce dont l'école a besoin aujourd'hui, et en priorité, c'est de sérénité et de calme. Laissons les ministres travailler en paix, et les directeurs d'école, et finalement les enfants. L'agitation du système pénalise in fine ceux qui sont directement intéressés, c'est à dire les élèves.
Frédéric Prat
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