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Arret Perruche : quelle place pour les handicapés ?

Ressources : Actualités : Source Jeunes Plus

L'arrêt Perruche a créé un véritable tremblement de terre dans toutes les familles et associations où l'on ne ménage pas sa peine pour accueillir et aider les personnes handicapées. Le fait de pouvoir obtenir une indemnisation pour avoir été laissé en vie, au lieu d'avoir été supprimé, laisse perplexe.

Cela veut-il dire que, dans notre société, il vaut mieux ne pas vivre que vivre avec un handicap ? Cela veut-il dire que la mort est préférable à la vie ? Et les personnes handicapés qu'on laisse naitre, sont-elles à ce point inutiles qu'on puisse les préférer absentes de notre champ de vision, en les supprimant le plus tôt possible après leur conception ?

L'assemblée vient d'approuver un projet de loi en première lecture qui stipule que " nul ne peut se prévaloir d'un préjudice du seul fait de sa naissance, fut-il né handicapé ". Mais ce texte de loi précise que les parents peuvent obtenir réparation, au profit de leur enfant handicapé, si le handicap est lié à une faute grave. Un exemple de faute grave peut être le cas d'un médecin qui n'aurait pas detecté le handicap avant la naissance et donc, n'aurait pas offert aux parents la possibilité de supprimer leur enfant handicapé.

En laissant la possibilité aux parents de demander réparation, cette loi ne résout pas le problème du regard porté sur les handicapés depuis l'arrêt Perruche. La personne handicapée reste, dans l'esprit de cette loi, une gêne pour la société. Pour les parents qui décident de garder leur enfant, fut-il handicapé, la moquerie des autres ne cesse d'augmenter avec les progrès de la science : " il faut vraiment être idiot pour garder un enfant handicapé alors que la science permet aujourd'hui de l'éviter ".

Cette nouvelle loi ne fait que renforcer l'approche eugénique et judiciaire de la question du handicap. Elle ne témoigne pas en faveur d'une société qui serait pleinement solidaire avec les plus faibles de ses citoyens. C'est ce dernier trait qu'on aimerait voir plus marqué. Toutes les personnes handicapées ont droit au même respect et aux mêmes aides, que leurs parents aient voulu les garder connaissant le handicap, ou qu'ils aient attaqué en justice leur médecin de les avoir laissés naître. Cette loi introduit une discrimination puisqu'elle apporte une aide supplémentaire aux enfants handicapés qui n'avaient pas été diagnostiqués.

Il est certain que les aides actuelles sont insuffisantes pour certains handicaps puisque certaines personnes en sont rendues à attaquer leur médecin de les avoir laissés naitre pour obtenir les moyens supplémentaires qui leur permettront de vivre plus dignement. Une société vraiment solidaire doit s'interroger sur ce malaise et trouver les moyens d'améliorer les conditions de vie de toutes les personnes handicapées, sans discrimination d'aucune sorte.

La loi n'est pas encore votée et le texte peut évoluer. Même, il faut qu'il évolue en profondeur pour ne pas créer une nouvelle injustice.

Frédéric Prat

Voir aussi :
Echangeons nos regards pour dépasser le handicap

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